L’autassassinophilie désigne une excitation sexuelle liée à l’idée d’être tué, ou de se trouver dans une situation où l’on pourrait l’être. Elle peut rester un fantasme. Le danger commence quand des personnes tentent de mettre en scène ce risque pour de vrai.
Ce que dit la médecine
La CIM-11, la classification internationale des maladies de l’OMS, ne nomme pas l’autassassinophilie. Elle consacre son code 6D36 aux troubles paraphiliques qui concernent une personne seule ou des adultes consentants. Elle les retient quand ils causent une détresse marquée, ou quand ils exposent à un risque important de blessure ou de mort.
Une attirance pour sa propre mise en danger peut relever de ce second cas. À une condition : que la personne passe à l’acte ou en souffre. Le terme figure dans l’index A-Z des paraphilies.
Le risque réel
Aucune précaution ne rend sûr un scénario de menace mortelle, même préparé avec soin entre adultes qui se font confiance. Plus la mise en scène se rapproche du réel, plus la marge d’erreur disparaît. Et l’accord donné au départ ne protège pas d’un accident.
Mais ce type de fantasme peut aussi se mêler à des idées de mort, et dans ce cas le sujet dépasse largement la sexualité.
Parler à quelqu’un
Le 3114, numéro national de prévention du suicide, répond gratuitement 24 heures sur 24, tous les jours. Vous pouvez l’appeler pour vous-même ou pour un proche qui vous inquiète.
Pour en parler sans urgence, un psychiatre ou un sexologue peut vous recevoir dans le cadre du secret professionnel. Si une vie est en danger immédiat, composez le 112.