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Fétichisme BDSM

BDSM est un sigle qui réunit plusieurs familles de pratiques : bondage et discipline, domination et soumission, sadisme et masochisme. Entre adultes consentants, ces jeux mettent en scène un rapport de pouvoir, des contraintes ou des sensations intenses, dans un cadre choisi et accepté par chacun.

Le fétichisme y occupe une place visible. Une matière, une tenue ou un accessoire peut devenir le centre du jeu, ou simplement en fixer l’ambiance.

Ce que recouvre le BDSM

Le bondage consiste à attacher ou entraver un partenaire. La discipline renvoie à des règles et à leurs sanctions, symboliques et convenues à l’avance. La domination et la soumission organisent un échange de pouvoir, tandis que le sadomasochisme associe le plaisir à une douleur donnée ou reçue. Rien n’oblige à tout pratiquer, et chacun choisit ce qui lui convient.

Pour une première approche, vous pouvez explorer le fétichisme BDSM à partir d’envies simples, puis lire les principes du fétichisme BDSM qui encadrent ces pratiques.

Tenues, matières et accessoires

La tenue fait souvent partie du rituel, et les tenues en cuir et en latex comptent parmi les codes les plus reconnaissables de cet univers. Menottes, cordes, bandeaux ou cravaches servent à mettre en scène la contrainte ou la sensation.

Leur choix et leur usage sont détaillés dans la page sur les accessoires utilisés dans le BDSM. Certains finissent par compter pour eux-mêmes, au point de devenir des objets fétiches.

Le consentement, condition de tout

Le consentement se donne avant chaque pratique et peut être retiré à tout moment, même en pleine scène, sans avoir à se justifier. Le silence ne vaut pas accord. Une personne endormie ou qui a bu ne peut pas consentir. C’est ce que rappelle Santé publique France sur son site Onsexprime.

Dans le BDSM, où l’un des partenaires accepte parfois de céder le contrôle, ces règles se discutent avant de commencer. Il faut dire ce que chacun accepte, ce qu’il refuse et comment arrêter.

Le mot d’arrêt n’est pas un détail.

Un mot d’arrêt choisi à l’avance permet d’interrompre le jeu sur-le-champ. Ces pratiques se vivent avec un accord clair et mutuel, et avec des règles de sécurité posées dès la première rencontre.

Commencer sans se brusquer

Une première expérience gagne à rester simple. Parler de vos envies en dehors de tout contexte sexuel, choisir une pratique légère et prévoir d’en reparler ensuite permet de vérifier que chacun s’y retrouve. Un accord donné une fois ne vaut pas pour la suivante, et les rôles peuvent changer d’une rencontre à l’autre.

BDSM consenti et violence, ce que dit la médecine

La CIM-11 de l’OMS distingue nettement les deux. Le trouble de sadisme sexuel coercitif suppose d’infliger une souffrance physique ou psychologique à une personne qui n’y consent pas. La classification exclut expressément le sadisme et le masochisme consentis.

Une pratique consentie peut pourtant relever d’un trouble lorsqu’elle traduit une attirance intense et durable et qu’elle expose à un risque sérieux de blessure ou de mort. C’est le cas, par exemple, quand des jeux sadiques entraînent des blessures qui demandent des soins médicaux. S’écarter des normes sociales ne suffit pas, rappelle la classification.

Si vos envies vous font souffrir, ou si un jeu a dépassé ce que vous aviez accepté, un professionnel de santé peut vous écouter sans jugement.

Les mots du BDSM

Sadisme, masochisme, soumission, bondage : pour le sens exact de chaque terme, consultez le vocabulaire des paraphilies, qui distingue les préférences des troubles.

Sources

Toutes les fiches « BDSM »

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