Le fétichisme vestimentaire désigne une attirance sexuelle qui se fixe sur un vêtement, une matière ou un accessoire. Le cuir, le latex, des talons ou un uniforme suffisent alors à éveiller le désir. Cette attirance peut rester un goût parmi d’autres ou occuper une place centrale dans la vie sexuelle.
Cette rubrique rassemble les fiches consacrées aux matières, aux pièces et aux codes de cet univers. Elle rappelle aussi les précautions utiles quand une tenue se porte longtemps sur la peau.
Les matières
La texture et la forme comptent autant que l’apparence. Le toucher, l’aspect brillant ou la façon dont une matière enveloppe le corps peuvent faire partie de l’attirance. Le cuir, le latex, le caoutchouc et la fourrure ont chacun leur fiche.
Avec les vêtements moulants, c’est la façon dont le tissu épouse la silhouette qui retient l’attention.
Chaussures, bottes et talons
Ce qui habille les pieds forme un ensemble à part. L’attirance peut porter sur les chaussures en général, sur les bottes, souvent associées au cuir, ou sur les talons, dont la hauteur change la démarche et la silhouette.
Sous-vêtements et pièces intimes
Les pièces portées au plus près du corps ont leurs propres codes. Une fiche donne une vue d’ensemble des sous-vêtements, et la culotte, le string ou les collants ont chacun la leur.
Chez certaines personnes, l’attirance porte sur une pièce déjà portée, marquée par la personne qui l’a eue sur elle. Les couches font aussi l’objet d’une fiche à part.
Uniformes et jeux de rôle
L’attirance pour les uniformes peut tenir à ce qu’ils évoquent : une fonction, une autorité, un rôle. Dans un jeu de rôle, la tenue aide à entrer dans le personnage. Le cuir et le latex sont aussi très présents dans le BDSM et ses fétiches, où le vêtement participe à la mise en scène.
La frontière avec les accessoires reste mince. Gants, sacs ou lunettes rejoignent parfois les objets fétiches, qui disposent de leur propre rubrique.
Simple préférence ou trouble ?
Aimer une matière ou une tenue au point d’en faire une source d’excitation n’a rien d’un trouble en soi. Pour l’OMS, un trouble suppose une attirance qui vise des personnes non consentantes, une détresse marquée, ou un risque sérieux de blessure ou de mort. La détresse ne doit pas venir seulement du regard des autres. Le détail des critères figure dans le lexique des paraphilies.
Imposer une tenue, ou photographier quelqu’un qui la porte, suppose son accord. Santé publique France le rappelle sur Onsexprime : le silence ne vaut pas oui.
Porter une matière sur la peau
Le caoutchouc et le latex ne conviennent pas à toutes les peaux. Chez les personnes exposées au caoutchouc dans leur travail, les réactions de la peau sont surtout des irritations, des eczémas de contact et des urticaires de contact. Selon l’INRS, qui étudie les expositions au travail, le latex de caoutchouc naturel est la principale cause d’allergie immédiate à cette famille de matières. Le port prolongé d’équipements en caoutchouc irrite souvent la peau.
Si votre peau réagit après avoir porté une tenue, retirez-la et consultez un médecin. Lorsqu’une allergie est confirmée, la prévention repose sur l’arrêt de tout contact de la peau avec l’allergène en cause, qu’il s’agisse du latex ou d’un additif du caoutchouc.
Sortir en tenue
Les tenues fétichistes ont aussi leurs lieux. Si vous souhaitez sortir dans un club fétichiste, renseignez-vous d’abord sur le code vestimentaire de l’établissement, qui conditionne souvent l’entrée.
Dans cette rubrique
- Matières : le fétichisme du cuir, le fétichisme du latex, le fétichisme du caoutchouc, le fétichisme de la fourrure et le fétichisme des vêtements moulants
- Chaussures : les chaussures en général, les bottes et les talons
- Pièces intimes : les sous-vêtements, le fétichisme des culottes, le fétichisme du string, le fétichisme des collants, le fétichisme des culottes portées et le fétichisme des couches
- Tenues et rôles : l’attirance pour les uniformes