Le downblouse désigne le fait de regarder ou de photographier dans le décolleté d’une personne sans qu’elle le sache. Le mot vient de l’anglais. Sur internet, il sert surtout à étiqueter des photos volées, prises à l’insu des personnes.
Le consentement fait toute la différence
Un décolleté porté en public n’autorise personne à fixer l’intérieur d’un vêtement, encore moins à le photographier. Ce qu’une personne montre et ce qu’elle cache, c’est elle qui le décide, et une photo prise par surprise passe outre ce choix.
Le terme est classé dans la liste complète des paraphilies et fétichismes pour être défini. Cette page ne montre aucune image.
Ce que dit la loi
Depuis 2018, le Code pénal punit le fait d’user de tout moyen pour apercevoir les parties intimes qu’une personne a cachées à la vue des tiers par sa tenue, à son insu ou sans son consentement. La peine est d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.
Elle passe à deux ans et 30 000 euros dans plusieurs cas, en particulier quand la victime est mineure, quand les faits ont lieu dans les transports en commun ou quand des images sont fixées, enregistrées ou transmises. Le même chapitre du Code pénal protège plus largement l’image et la vie privée de chacun.
Signaler des photos volées
Si vous trouvez une photo de vous prise de cette façon, vous pouvez porter plainte, même si l’auteur est inconnu. Gardez une capture d’écran avec l’adresse de la page et la date.
Les contenus publiés en ligne se signalent sur Pharos, le portail officiel de signalement des contenus illicites de l’internet. Ne relayez pas ces images, même pour les dénoncer.