Un money slave, ou soumis financier, est une personne qui tire une excitation du fait de donner de l’argent à une autre, appelée dominatrice ou dominateur financier. Le jeu porte sur l’argent lui-même, et il se déroule le plus souvent en ligne, sans aucune rencontre physique entre les deux personnes.
Un jeu qui touche à l’argent réel
Entre adultes, ce jeu repose sur un accord. Mais l’argent versé est bien réel, et une dépense lancée dans l’excitation peut peser lourd le lendemain. Fixer un plafond à l’avance, hors de toute séance, protège celui qui donne.
Le terme figure dans l’abécédaire des termes de sexologie, où il est défini comme une pratique de domination, pas comme un service à acheter.
Quand le jeu devient un abus ou une escroquerie
Le Code pénal punit l’abus frauduleux de la faiblesse d’une personne vulnérable ou en état de sujétion psychologique, quand il la pousse à un acte qui lui est gravement préjudiciable. La peine de base est de trois ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende. Quand l’abus passe par un service en ligne ou un support numérique, elle monte à cinq ans et 750 000 euros. Des pressions graves ou répétées qui altèrent le jugement entrent dans ce cadre.
Un faux profil, une fausse identité ou des promesses mensongères pour obtenir des virements relèvent de l’escroquerie. Les arnaques sentimentales en ligne en font partie. L’escroquerie est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende.
Signaux d’alerte et aide
Une menace de divulguer des photos, une demande de prêt urgente ou une pression pour dépasser la limite convenue sont des signaux d’alerte. Arrêtez les versements et gardez une trace des échanges.
Info Escroqueries répond au 0 805 805 817, du lundi au vendredi de 9 h à 18 h 30. Le 116 006, numéro d’aide aux victimes, est joignable tous les jours de 9 h à 20 h. Vous pouvez aussi porter plainte au commissariat ou à la gendarmerie.