La raptophilie désigne une excitation sexuelle liée à l’idée d’imposer un rapport à une personne qui le refuse. Un fantasme reste une pensée. Le passage à l’acte est un viol, un crime puni de quinze ans de réclusion criminelle.
Ce que dit la médecine
La CIM-11, la classification internationale des maladies de l’OMS, ne nomme pas la raptophilie. Selon les cas, elle peut relever du trouble sadique sexuel coercitif (6D33), défini comme une attirance persistante et intense pour le fait d’infliger une souffrance à une personne non consentante, ou de la catégorie 6D35, qui regroupe les autres troubles paraphiliques impliquant des personnes non consentantes. Le diagnostic suppose un passage à l’acte ou une détresse marquée.
Le mot figure dans la rubrique des fétiches répertoriés. Le définir ne le rend pas acceptable pour autant, et cette page s’en tient au cadre médical et légal.
Fantasme, jeu de rôle et crime
Certains adultes jouent des scénarios de contrainte qu’ils ont négociés ensemble, à l’avance, avec un mot d’arrêt. Ce jeu repose sur un accord réel, que chacun peut retirer à tout moment. Sans accord, plus de jeu.
Depuis novembre 2025, la loi définit l’agression sexuelle comme tout acte sexuel non consenti. Le consentement doit être libre et éclairé, spécifique, préalable et révocable, et il ne se déduit jamais du silence. Et l’article 222-23 qualifie de viol tout acte de pénétration sexuelle, tout acte bucco-génital ou bucco-anal commis par violence, contrainte, menace ou surprise.
Demander de l’aide
Si ces pensées vous envahissent ou vous font craindre un passage à l’acte, consultez un psychiatre ou un sexologue. Ils sont tenus au secret professionnel.
Si vous avez subi des violences sexuelles, le 3919, Violences Femmes Info, écoute les femmes de façon anonyme et gratuite. Le 116 006, numéro d’aide aux victimes, répond tous les jours de 9 h à 20 h. En cas de danger immédiat, composez le 17 ou le 112, ou envoyez un SMS au 114.