La zoophilie désigne une attirance sexuelle pour les animaux. Quand elle se traduit en actes, elle tombe sous le coup de la loi, parce qu’un animal ne peut pas consentir. Cette page explique ce que prévoient le droit et la médecine, et où s’adresser.
Un animal ne peut pas consentir
La CIM-11, la classification internationale des maladies de l’OMS, classe parmi les troubles paraphiliques les attirances qui visent des êtres incapables de consentir. Elle cite l’animal comme exemple, aux côtés de l’enfant prépubère. Les actes sexuels sur des animaux relèvent de sa catégorie 6D35, réservée aux autres troubles paraphiliques impliquant des individus non consentants.
Le terme est répertorié dans l’index A-Z des définitions fétichistes. Il y figure pour être défini, pas pour être présenté comme une pratique.
Ce que prévoit la loi française
Une atteinte sexuelle sur un animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité est punie de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. La peine passe à quatre ans et 60 000 euros en cas de circonstance aggravante.
Proposer ou solliciter de tels actes, y compris en ligne, est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Et enregistrer les images fait de la personne qui filme un complice. La diffusion de ces images est punie de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.
Signaler et se faire aider
Si vous êtes témoin d’actes sexuels ou de sévices sur un animal, vous pouvez porter plainte auprès de la police ou de la gendarmerie, ou alerter la direction départementale de la protection des populations (DDPP). Les contenus repérés en ligne se signalent sur Pharos.
Si vous ressentez cette attirance et qu’elle vous inquiète, un médecin ou un psychiatre peut vous recevoir dans le cadre du secret médical. Demander de l’aide tôt protège les animaux, et vous aussi.