La kleptophilie désigne une excitation sexuelle liée au fait de voler. Le terme est rare et souvent confondu avec la kleptomanie. Les deux notions se recoupent sur un point : le vol reste un délit, quelle que soit la raison qui pousse à le commettre.
Kleptophilie et kleptomanie
La CIM-11, la classification internationale des maladies de l’OMS, décrit la kleptomanie sous le code 6C71. Il s’agit d’une incapacité répétée à résister à l’envie de voler des objets dont la personne n’a pas besoin pour son usage ni pour leur valeur. Une tension monte avant le geste, puis vient un plaisir ou un soulagement.
La kleptophilie ajoute à ce schéma une dimension sexuelle, sans faire l’objet d’une catégorie propre dans la CIM-11. Le terme est recensé dans l’index A-Z du vocabulaire fétichiste.
Ce que dit la loi
Le Code pénal définit le vol comme la soustraction frauduleuse de la chose d’autrui. Il est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende dans sa forme simple. Et le mobile, sexuel ou non, ne change rien à la qualification.
Pour la personne volée, la perte d’un vêtement intime peut être vécue comme une intrusion, bien au-delà de la valeur de l’objet.
Trouver de l’aide
Si vous ressentez ces envies et qu’elles vous échappent, parlez-en à un médecin ou à un psychiatre. Un suivi existe, et en parler tôt évite d’accumuler les vols et les poursuites.
Si un vol vous a laissé un sentiment d’intrusion, vous pouvez porter plainte au commissariat ou à la gendarmerie.