La nécrophilie désigne une attirance sexuelle pour les cadavres. Le sujet suscite d’abord le malaise, puis des questions. Cette page explique comment la médecine classe cette attirance, ce que prévoit la loi et vers qui se tourner.
Une attirance classée parmi les troubles
La CIM-11, la classification internationale des maladies de l’OMS, range dans sa catégorie 6D35 les troubles paraphiliques qui visent des individus non consentants. Elle cite les cadavres parmi ses exemples, pour une raison simple : une personne décédée ne peut donner aucun accord.
Le diagnostic suppose une attirance persistante et intense, suivie d’actes, ou source d’une détresse marquée. Le mot figure dans l’index A-Z des attirances paraphiliques avec ses définitions voisines.
Ce que dit la loi
Le Code pénal protège l’intégrité du cadavre : toute atteinte, par quelque moyen que ce soit, est punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. La violation ou la profanation de tombeaux, de sépultures, d’urnes cinéraires ou de monuments aux morts est punie des mêmes peines. Et lorsque ces faits s’accompagnent d’une atteinte au cadavre, la peine passe à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.
Demander de l’aide
Si ces pensées vous envahissent ou vous font peur, parlez-en à un médecin ou à un psychiatre. Ils sont tenus au secret médical et peuvent proposer un suivi adapté.
Si ces idées s’accompagnent de pensées de mort, le 3114, numéro national de prévention du suicide, répond gratuitement 24 heures sur 24.