L’érotophonophilie désigne une excitation sexuelle liée à l’idée de tuer. Le terme est employé en criminologie et en psychiatrie. Cette page ne décrit aucune pratique et se limite à expliquer comment la médecine classe ces pensées et où trouver de l’aide.
Ce que dit la médecine
La CIM-11, la classification internationale des maladies de l’OMS, ne nomme pas l’érotophonophilie. Elle peut relever du trouble sadique sexuel coercitif (6D33), défini comme une attirance persistante et intense pour le fait d’infliger une souffrance physique ou psychologique à une personne qui ne consent pas. Le diagnostic suppose un passage à l’acte ou une détresse marquée.
Le mot apparaît dans le répertoire des pratiques fétichistes, où il figure pour être défini.
Des pensées qui inquiètent
Des pensées violentes peuvent faire peur à la personne même qui les a. Et les taire ne les fait pas disparaître. Un psychiatre est tenu au secret médical et sait accueillir ce type de pensées sans jugement.
Si vous craignez de passer à l’acte, consultez sans attendre. En cas de danger immédiat pour vous ou pour quelqu’un d’autre, appelez le 17 ou le 112.
Si vous êtes en danger
Si un partenaire tient des propos ou a des gestes qui vous font craindre pour votre vie, appelez le 17 en cas d’urgence. Le 3919, Violences Femmes Info, écoute les femmes de façon anonyme et gratuite, sans être un numéro d’urgence : vous pouvez y trouver une écoute et une orientation. Le 116 006, numéro d’aide aux victimes, répond tous les jours de 9 h à 20 h. Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent envoyer un SMS au 114.