L’upskirting consiste à regarder ou à photographier sous la jupe ou la robe d’une personne sans son accord. Le mot vient de l’anglais. En France, cette pratique est un délit inscrit dans le Code pénal depuis 2018.
Une atteinte à l’intimité
La loi punit le fait d’user de tout moyen pour apercevoir les parties intimes qu’une personne a cachées à la vue des tiers par sa tenue ou par sa présence dans un lieu clos, quand cela se fait à son insu ou sans son consentement. Un téléphone glissé sous une jupe dans un escalator entre directement dans ce cadre.
Le terme apparaît dans l’index A-Z des préférences sexuelles atypiques, uniquement pour être défini et pour rappeler ce que prévoit la loi.
Les peines prévues
Le délit est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. La peine passe à deux ans et 30 000 euros dans plusieurs cas. La loi cite en particulier la victime mineure ou vulnérable, les faits commis dans les transports en commun ou dans une gare, et les images fixées, enregistrées ou transmises.
Et partager ces images ne les rend pas anodines. Chaque nouveau partage prolonge l’atteinte subie par la victime.
Victime ou témoin : que faire
Si vous êtes victime, vous pouvez porter plainte au commissariat ou à la gendarmerie, même si l’auteur est inconnu. Notez l’heure, le lieu et, si possible, la ligne de transport.
Si vous repérez ces images sur un site ou un réseau social, signalez-les sur Pharos, le portail officiel de signalement des contenus illicites de l’internet. Ne les téléchargez pas et ne les partagez pas. En cas d’urgence, composez le 17 ou le 112.